Aperçu de VEZELAY
VEZELAY

La cité de Vézelay doit son origine à une abbaye bénédictine ayant abrité les reliques de sainte Marie-Madeleine. En voici quelques dates essentielles :
Vers 858 : Fondation d'un monastère de moniales* par Girart de Roussillon**, à l'emplacement actuel de Saint-Père. (Saint Père Sous Vézelay).
873 : Pillée par les Normands qui remontent la Seine, l'Yonne et la Cure, l'abbaye est transférée sur la colline ; des moines venus sans doute d'Autun remplacent les moniales.
882 : Le moine Badilon apporte de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (83) à Vézelay des reliques de Marie-Madeleine (Ce qui n'a jamais pu être vérifié et ce qui prêta a caution).
1096 : Voyage d'Urbain II où il prêche la première croisade, décision de construction de l'abbatiale.
1104 : Consécration de l'abbatiale.
Vers 1215 : Achèvement de l'abbatiale.
9 septembre 1279 : Les reliques de Marie-Madeleine sont officiellement découvertes à Saint-Maximin. Début du déclin de Vézelay
1840 : Restauration de la basilique par Viollet-le-Duc.
* Moniales : Religieuses cloîtrées
Bâtiments et lieux publics remarquables
La colline et l'Abbaye de Vézelay sont classés dans la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO (1979). Située sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, les pèlerins y passent encore de mars à octobre.
Musée de l'œuvre Viollet-le-Duc, situé à côté de la basilique. Dans la maison de Romain Rolland le musée Christian (et Yvonne) Zervos, créateurs des Cahiers d'art.
Bâtiments religieux
Vézelay possédait autrefois trois églises :
La basilique Sainte-Marie-Madeleine, chef-d'œuvre d'Architecture romane du XIIe siècle, rénovée par Viollet-le-Duc en 1840.; la basilique possède une nef romane achevée en 1140, sous l'abbatial de Ponce de Montboissier. La nef en avant de laquelle se trouve le narthex (Vers1145-1150), est ornée de chapiteaux historiés. Plus encore que le narthex, la nef est remarquable pour ses chapiteaux romans. Les sculptures abondantes, datées de 1125-1140, montrent plusieurs thèmes et sujets bibliques, fantastiques ou végétaux d'une grande richesse (parmi les plus célèbres on peut citer le fameux Moulin mystique. L'ensemble de 100 chapiteaux de la nef, probablement réalisés par un atelier de cinq maîtres-sculpteurs, est le plus important de la Bourgogne avec celui d'Autun. Le narthex est en particulier célèbre pour son tympan. Un transept et un chœur gothiques (v. 1185-1190) y sont construit sous l'abbatial de Girard d'Arcy, suite à l'effondrement du chœur d'origine. L'église figure sur la première liste des monuments historiques de 1840.
Vue de Face de la Basilique
La Basilique Vue Arrière
La Nef de la Basilique
L'ancienne église Saint-Étienne, sise aux 2, 4, 6, rue Saint-Étienne, près de la porte du Barle présente la façade du bas-côté nord sur rue. Cette église de fondation ancienne date du début du XIIe siècle. La paroisse de Saint-Étienne est supprimée par décret en 1791, à partir de 1794 l'église sert de marché aux grains, avant d'être vendue en 1797. Bien qu'ayant subi de nombreuses transformations (elle est raccourcie d'une ou deux travées lors de la construction, au XVIIe siècle d'un clocher carré que surmontait une haute toiture qui fut démolie peu de temps après la Révolution française, les contreforts ont été arasés au nu du mur, de nouveaux percements ont été effectués, etc.), elle présente encore aujourd'hui encore un porche ouvert voûté en berceau plein-cintre typique de l'architecture romane.
L'ancienne église Saint-Étienne est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1960.
L'ancienne église Saint-Pierre, sise place Borot, est fondée en 1152. Son histoire est peu documentée : on sait que la voûte s'effondre le 26 février1587 et que la grosse cloche (fondue en 1633 de l'horloge est placée dans la tour en 1688. En l'an II, l'église est détruite, à l'exception de la tour de l'horloge (Conservée pour cause d'Utilité publique). Le clocher semble dater du XVII ° siècle, il porte une inscription selon laquelle il a été restauré en 1841. L'emplacement de l'église Saint Pierre est resté non bâti, il est marquépar un mur bahut, il s'appelle actuellement "place Bureau". A la fin du XIX° siècle six tilleuls sont plantés autiour de la place Borot. Il a été question pendant le XIX° siècle d'y bâtir un marche couvert, cependant la dite place Borot sert de parking.
La Cordelle : située sur le flanc nord de la Colline (à gauche de la Basilique lorsqu'on en regarde la façade), à mi-pente en direction du village d'Asquins, la chapelle Sainte-Croix dénommée aujourd'hui "La Cordelle", a été construite dans l'année qui a suivi la prédication de la seconde croisade en 1146 par saint Bernard. C'est un haut-lieu d'histoire auquel aiment se rendre les amateurs d'art, de silence, de sainteté. Les premiers franciscains venus d'Italie, en 1217, le sollicitèrent pour y construire un couvent où ils vivent toujours.
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Dernière mise à jour de cette page le 10/08/2007